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Le volet Architectural

Vue aérienne 1969

État initial

L’usine d’Orly est située à l’est de la commune d’Orly en bordure de la Seine.

Elle a été inaugurée le 23 octobre 1969. La capacité de production est de  300 000 m3 d’eau potable par jour. La ville de Paris a confié la conception du site à l’entreprise Degremont avec les services de l’architecte Michel Luyckx (1913-1990, élève de Perret). Elle a été construite sur remblais, à une cote moyenne de 34m NGF, afin d’être implantée hors crue.

Les limites de l’opération Orly II se situent au sud-ouest de la parcelle dans le prolongement de l’usine actuelle pour les nouveaux bâtiments et au nord-est pour les travaux de nivellement des terrains lié à la compensation des volumes pris à la crue.

Le site de l’usine est constitué de bâtiments techniques et de bureaux organisés sur un axe central, des logements mis à disposition des agents d’Eau de Paris d’astreinte en frange est, alignés en bordure de Seine, ainsi que des ateliers en frange ouest.

Au nord-est se trouvent trois lagunes servant au séchage thermique des boues.

Des espaces verts sont localisés autour de l’usine.

Au sud du site, et séparé par une voie publique (Voie de Bouvray), le paysage se complète d’une prise d’eau en Seine. Celle-ci alimente un plan d’eau, appelé pré-darse, et la réserve d’eau brute d’une capacité de 300 000 m3, appelée darse.

Cerné à l’est par la Seine, au sud par des zones boisées, à l’est et au nord par de grands faisceaux ferroviaires en talus, l’ensemble du site trouve une cohérence simple en réalisant une enclave « verte » au sein d’un territoire urbain.

La surface de l’opération, dans la logique structurante de l’usine, prolonge l’emprise bâtie existante sur un axe de voirie nord / sud.

L’usine bénéficie ainsi d’une homogénéité de conception

l’Usine du futur

L’ancien et le nouveau

Le projet a comme objectif d’aborder la notion du patrimoine dans un registre nouveau, instaurant un dialogue entre ancien et nouveau, entre artificiel et naturel, entre surfaces minérales et surfaces souples perméables.

Le patrimoine n’est pas abordé comme une entité figée à protéger mais comme une production économique et sociale constamment renouvelée, reflet des imaginaires collectifs, des savoir-faire, des identités culturelles. L’usine amorce une redéfinition du patrimoine de la Ville d’Orly. L’unification de l’ancien et du nouveau ouvre des perspectives d’avenir tout en conservant l’unicité de l’esprit du lieu.

La conception du projet architectural, dans ses trois dimensions, repose sur une double recherche :

  • l’échelle humaine, avec le traitement texturé du soubassement (relief fin obtenu par la mise en œuvre d’un béton matricé),
  • d’un rééquilibrage entre les espaces non bâtis et les espaces bâtis : les nouveaux volumes créés à l’échelle de la ville renforcent l’insertion du volume existant dans le paysage.
  • Pour intégrer en douceur les nouveaux volumes du projet Orly II, la volonté architecturale s’est attachée à créer des transitions et à prolonger des continuités avec les bâtiments existants dans son contexte paysager et urbain dans le respect strict des règles du cahier des charges architectural établi par le maître d’ouvrage.
  • Du nord vers le sud : une continuité urbaine est assurée par le prolongement de la voirie existante. En effet le bâtiment technique de traitement des eaux s’inscrit dans la continuité des bâtiments existants qui s’alignent sur cet axe structurant nord/sud de l’usine.
  • D’est en ouest : une transition du domaine bâti vers le paysage végétal est obtenue à la fois par le traitement des nouveaux espaces paysagers et le traitement des façades des bâtiments créés.